Transcription

Vampire the Masquerade – Winter’s Teeth est un comics dans l’univers de Vampire la Mascarade 5ème édition. Il n’est disponible qu’en anglais, et au moment ou je tourne cette vidéo, 3 volumes sont sortis. Si ça vous intéresse, ils sont disponibles en PDF DriveThruComics à 3-4 dollars.

Chaque volume fait une 40ène de pages : le récit tient sur une 30ène de pages, et ⅘ pages sont dédiés à des éléments complémentaires rattachés à la V5, comme des fiches de personnages ou des sagas.

Dans Winter’s Teeth, on suit 2 histoires parallèles : une histoire Camarilla, le fameux Winter’s Teeth, et une histoire plutôt Anarch, mais au sens très large. Celle ci est appelée Anarch Tales. L’histoire Camarilla prend les ⅔ de chaque volume, et celle sur les Anarch le dernier tier. Les auteurs/illustrateurs de chacune sont aussi différents.

Je vais essayer de spoiler le moins possible pour ceux qui veulent découvrir, mais je vais quand même parler de quelques éléments qu’on découvre dans le premier volume.

Rien de plus que ce qu’on en apprendre en lisant la quatrième de couverture.

Winter’s Teeth nous raconte l’histoire de Cécily, une ancienne Anarch qui est passée du côté de la Camarilla et qui sert d’homme de main au Prince. En gros, elle fait le boulot du shérif, mais sans le titre.

En secret, elle s’occupe de sa soeur qui souffre d’Alzheimer et qu’elle ne veut pas transformer pour pas l’entraîner dans ce monde. Elle fait la rencontre d’une jeune caittif qu’elle va en quelque sorte adopter.

Dans Anarch Tales, on suit Colleen, une Sang Clair qui vit dans son ancienne maison avec sa coterie. Ce ne sont pas vraiment des Anarch au sens où ils s’opposent à la Camarilla, mais plutôt un groupe qui tente de survivre de son côté. En V5, la Camarilla a fini par se resserrer sur elle même et considère que tout ce qui n’est pas Camarilla est Anarch.

L’univers du comics est celui du Monde des Ténèbres, et plus précisément de la 5ème édition de Vampire la Mascarade.

On retrouve pas mal d’éléments apportés par cette 5ème édition, comme les Attaches et les Convictions. Pour Cécily, c’est sa soeur qu’elle tente de cacher.

On a aussi le développement des Sangs Clairs via Colleen, avec des atouts et des handicaps spécifiques. On voit qu’elle n’arrive pas à percer une poche de sang à cause de ses crocs qui ne sont pas assez développés, par contre elle n’a pas besoin de dormir en journée. Elle dit que ça lui donne seulement mal à la tête quand elle lutte contre le sommeil.

On a aussi le concept de résonance du sang, qui apparaît lorsqu’un vampire boit beaucoup de sang de sa victime. Il peut voir des souvenirs, des sentiments, ce genre de choses. J’ai bien aimé la manière dont ils l’ont représenté visuellement, le moment où la victime meurt et ou le vampire est dans une sorte de trip.

Le comics aborde plusieurs thèmes. Celui de la survie, pour commencer. Que faire pour survivre ? Jusqu’à ou peut on aller ? Il y a aussi le thème de la liberté, avec le groupe de Colleen, et celui de la politique avec Cécily.

D’ailleurs, je trouve important de noter que les deux personnages principaux sont des femmes. Et de façon générale, les femmes sont bien mises en avant. Dans le jeu de rôle, surtout dans les anciennes éditions, c’était plutôt le contraire et à part quelques exceptions c’était plutôt les hommes qui avaient les rôles importants.

Le personnage de Cécily est très intéressant, parce qu’on voit concrètement comment un vampire avec une humanité basse se comporte. Il a cette opposition entre ce côté monstre, détaché, et un autre plus humain qu’elle dévoile avec sa soeur. Avec Ali, la Caittif dont elle s’occupe, on a vraiment les deux. Ca se voit particulièrement avec la scène ou elle l’amène chasser.

L’histoire de Cécily présente l’un des aspects les plus importants de Vampire la Mascarde, la lutte contre la Bête et la baisse inexorable de l’humanité.

En tant que Sang Clair, Colleen n’a pas les mêmes soucis. Elle n’est vampire que depuis une 10/15ène d’années, transformée par son mari, qui lui même avait été transformé quelques jours avant et qui n’a pas pu se contrôler. Elle voulait divorcer… et maintenant elle se retrouve coincée avec lui. Ils habitent encore dans leur ancienne maison, mais ils ont confié leur enfants à sa soeur pour ne pas les mettre en danger. Avec King Rat et Priscilla, ils ont recréé une sorte de fausse famille.

Pour ce qui est des illustrations, je trouve qu’elles retranscrivent bien le thème général. Elles sont claires et on ne se perd pas dans des détails. Comme je l’ai dit plus tôt, on a deux illustrateurs différents, un par histoire. Par contre, la colorisation n’est faite que par une personne. Winter’s Teeth est plutôt dans les tons bleu-vert et violets, deux couleurs froides. On a le rouge du sang ou de la Bête qui contraste, et les scènes plus “humaines”, mais avec des guillemets, sont dans des couleurs plus chaudes. Généralement, on a une opposition entre le vert-bleu et le violet, avec Ali en vert et Cécily en violet.

Anarch Tales est dans des tons plutôt brun-orange, avec un filtre lorsqu’on a des scènes du passé. On n’a pas de couleur qui tranche et tout est assez terne, un peu comme s’ils étaient résignés à leur vie… ou non vie.

Si vous êtes fan de Vampire la Mascarde, ce comics vous plaira sûrement !

Pour ceux qui ne connaissent pas très bien l’univers ou qui veulent découvrir, mon avis est un peu plus contrasté. On nous explique beaucoup de termes et de concepts au fur et à mesure, et ça c’est très bien. Mais beaucoup de choses ne sont qu’ébauchées, et comme on est sur du visuel, beaucoup aussi ne sont pas expliquées, juste montrées.

À vous de vous faire une idée !